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Publié le 24 septembre 2021 par Canovia

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L'état du marché de la viticulture en quelques chiffres

Proposant son expertise dans la structuration de GFV (Groupements Fonciers Viticoles) et toujours aux côtés des viticulteurs, Canovia suit de près le marché de la viticulture pour accompagner au mieux ses clients et ses partenaires au quotidien. L'occasion de revenir ici sur l'état du marché de la viticulture, et notamment de l'impact de la crise sanitaire sur celui-ci. 

 

2021, dans la continuité de 2020 ? 

La crise sanitaire et la fermeture des restaurants ont eu de graves conséquences pour les viticulteurs. Les ventes ont considérablement diminué, et l'annulation des salons et des foires a accenté cette baisse. Les événements festifs, annulés ou réduits ; les incertitudes liées aux droits de douane avec les États-Unis ou encore le repli des marchés extérieurs en raison du confinement sont autant de facteurs qui expliquent cette année si difficile pour le secteur de la viticulture. 

Aujourd'hui encore, il est difficile de prévoir le comportement des consommateurs suite à la crise sanitaire, une chose est claire : l'impact économique pour l'ensemble des acteurs de la filière sera considérable

 

Une baisse de la valeur, mais pas du volume... à l'exception du Champagne

Après avoir déjà chuté de 15 % en 2019, la valeur de la production de vin a également chuté en 2020, même si cette baisse se fait moins ressentir que la précédente et se situe à hauteur de 2 %. 

Les conditions climatiques, ayant entraîné une récolte réduite en 2019, ont été bien meilleures en 2020, et ont contribué à une augmentation de la production de vins, largement menée par les vins pour eaux-de-vie. Ainsi, des disponibilités relativement confortables pour certains vins, liées à l'augmentation des récoltes et des stocks de report, ont pu être en partie responsables de la baisse des prix. En ce qui concerne la production des autres vins - les vins courants - elle rebondit de plus de 20 % en volume, mais son prix a connu une baisse de 1 %. 

Toutefois, cette augmentation de la valeur est à nuancer. En effet, la production de vins de Champagne a connu une baisse de volume de l'ordre de 19,4 %. Cette diminution est dûe au fait qu'une partie des raisins n'a pas pu être vendangée : pour soutenir les prix, l'interprofession a fait le choix de fixer le rendement à un niveau plus bas en raison de la dégradation du marché économique. 

 

Ainsi, si l'année 2020 a été, encore une fois, difficile pour les viticulteurs, elle a également été le signe d'un premier faible rebond de l'activité viticole. Alors on se donne rendez-vous début 2022 pour faire le point sur l'année 2021 ? Et d'ici-là, on espère de tout coeur que l'activité pourra revenir à des niveaux plus proches de la normale ! 

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